Lundi 9 mars : Journée de la femme, et premier jour férié zambien de l’année depuis la St-Sylvestre, une occasion rêvée pour se lancer sur de nouvelles pistes… à nous le Lower Zambezi !
Ne disposant cependant que d’un long week-end, ce ne fut pas exactement dans le parc national du Lower Zambezi que nous nous sommes rendus durant ces trois jours, mais plutôt dans le premier Lodge de la région, sur les bords du fleuve Zambèze, à quelques trois heures et demi de route de Lusaka. Le Kiambi Lodge nous a offert de découvrir les merveilles dont regorge le quatrième plus grand fleuve d’Afrique (après le Nil, le fleuve Congo et le fleuve Niger).
Ne disposant cependant que d’un long week-end, ce ne fut pas exactement dans le parc national du Lower Zambezi que nous nous sommes rendus durant ces trois jours, mais plutôt dans le premier Lodge de la région, sur les bords du fleuve Zambèze, à quelques trois heures et demi de route de Lusaka. Le Kiambi Lodge nous a offert de découvrir les merveilles dont regorge le quatrième plus grand fleuve d’Afrique (après le Nil, le fleuve Congo et le fleuve Niger).
Nous sommes arrivés à Kiambi ce samedi midi, parés de nos jumelles et de notre équipement de camping. Notre programme pour le lendemain: une journée de canoë sur le fleuve et une nuit sur la « Buffalo Island », une île entièrement sauvage située à 25 km environ en aval du Zambèze ! En attendant notre tête à tête avec les animaux des abords du Fleuve, c’est à une belle promenade ornithologique que nous nous sommes dédiés, dans le lit d’une rivière asséchée, non loin du camping. En effet, les alentours du Lodge nous offraient déjà d’observer une faune bien différente de celle de Lusaka, entre les insectes gigantesques, de couleurs étonnantes parfois, et les varans d’eau douce (Varanus niloticus) ; les oiseaux du paradis nous émerveillaient par leur plumage. Avant le coucher du soleil, et à l’aide de nos jumelles, nous avons pu observer, de loin, au confluent du Fleuve Zambèze et de la rivière Kafue, ces animaux qui sont réputés pour être les plus meurtriers d’Afrique : les hippopotames. En effet, une dizaine d’entre eux montraient le bout de leurs nez, cela nous promettait de belles rencontres pour la suite…
Après une bonne nuit et un déjeuner copieux, nous rencontrons notre guide. D’emblée le discours est à la prudence, et il nous mentionne sérieusement les quatre dangers du Fleuve lors d’un périple en canoë :
- les hippopotames, qui en cas de peur pourraient attaquer le canoë. La consigne dans ce cas précis étant de s’éloigner le plus vite possible de l’embarcation, car c’est celle-ci qui fait peur à l’hippopotame et non le pauvre touriste qui est dedans.
- les crocodiles, animaux très peureux mais opportunistes nous dit-il ; rester dans la barque est ce qu’il y a de plus sûr, il s’agit juste de ne pas lui donner d’occasion trop tentante.
- le soleil, qui tape très fort et peu provoquer des déshydratations si on n’est pas préparé, sans compter la mention des coups de soleil qui bien sûr n’est pas d’application pour les locaux.
- et enfin, tous les arbres épineux sur les rives du fleuve, qui pourraient se révéler un piège douloureux pour nous au cas où nous perdrions le contrôle de notre canoë.
Toutes ces recommandations en tête, nous avons commencé à pagayer dans le sens du courant, le guide dans un canoë, nous dans l’autre.
Dès le départ, nous n’étions pas seuls, des dizaines d’oiseaux voltigeaient à notre passage ; les red bishops,les martins pêcheurs et les bee-eaters nous offraient leurs spectacles : des loopings dans tous les sens ! Ce n’est qu’après une petite heure, après avoir apprécié les paysages du fleuve, que nous avons remarqué notre premier troupeau d’hippopotames. Inutiles de préciser que les 30 mètres qui nous séparaient d’eux nous suffisaient amplement pour tenter de repérer leurs museaux, yeux et oreilles lorsqu’ils sortaient de l’eau. Nous n’avons pas demandé à voir le reste, trop difficile à voir, dans la mesure où l’hippopotame passe la majeure partie de la journée dans l’eau car sa peau craint le soleil (hormis sur ses oreilles).
La Zambie est un des pays qui comptent le plus d’hippopotames, dans les fleuves Luangwa et Zambezi notamment. Nous pouvions donc continuer sans crainte, nous savions que nous en verrions d’autres. Et c’est en effet par dizaines que nous avons pu les observer au fil de l’eau. Parfois nous en surprenions un tout seul au milieu de plantes aquatiques, à l’abri des regards ; des rencontres pas très rassurantes mais qui nous apportaient à chaque fois un émerveillement certain.
La Zambie est un des pays qui comptent le plus d’hippopotames, dans les fleuves Luangwa et Zambezi notamment. Nous pouvions donc continuer sans crainte, nous savions que nous en verrions d’autres. Et c’est en effet par dizaines que nous avons pu les observer au fil de l’eau. Parfois nous en surprenions un tout seul au milieu de plantes aquatiques, à l’abri des regards ; des rencontres pas très rassurantes mais qui nous apportaient à chaque fois un émerveillement certain.
Notre périple sur le fleuve, hormis les hippopotames et le crocodile dont le guide nous a signalé la présence dans les fourrés, fut essentiellement ornithologique. Il nous fallut attendre l’arrivée à notre endroit de campement pour observer ce qui deviendra l’animal phare de notre week-end… l’éléphant !
De loin, notre guide nous signala sa présence, et vu que l’animal n’était pas sur notre route, il nous promit de nous emmener le voir de plus près en barque à moteur une fois arrivés au campement (un second guide était chargé d’amener le matériel de camping ainsi que la nourriture sur notre île de destination en barque à moteur).
De loin, notre guide nous signala sa présence, et vu que l’animal n’était pas sur notre route, il nous promit de nous emmener le voir de plus près en barque à moteur une fois arrivés au campement (un second guide était chargé d’amener le matériel de camping ainsi que la nourriture sur notre île de destination en barque à moteur).
C’est alors que débuta le bouquet final d’un feu d’artifice incroyable… Car après ce face à face avec cet éléphant sauvage aux oreilles bien déployées situé à une dizaine de mètres de nous, notre guide nous signala la présence d’un autre, plus loin derrière nous, puis d’un autre encore. Sur notre droite, à une quarantaine de mètres, un crocodile prenait le soleil avec une aigrette. Le temps de nous rapprocher du reptile, Richard remarqua l’aigle pêcheur qui nous surveillait du haut de son arbre, alors que des dizaines d’hippopotames grondaient en ouvrant grand leurs gueules non loin de là. Sans oublier un dernier regard vers le ciel où une dizaine de vautours tournoyaient au dessus de nos têtes… Une suite d’images de nature sauvage extraordinaires qui n’allait pas s’arrêter là.
Après un bon repas avec vue sur le fleuve et le coucher de soleil qui se préparait face à nous, nous avons observé un éléphant qui partait de notre île, sur la droite, traversant le fleuve pour rejoindre l’île d’en face… Avec le coucher du soleil en décor, l’aigle pêcheur (pouvons-nous penser qu’il s’agissait du même ?) vint survoler le fleuve devant nous… et alors que la nuit tombait, cinq pachydermes commencèrent leur traversée du fleuve depuis notre île, sur notre gauche cette fois… mais à cause de la nuit tombante, nous les distinguions à peine, et ce ne sont que cinq ombres qu’on vit atteindre la rive opposée.
Merveilleux, n’est-ce pas ?
Cependant, qui serait entièrement confortable en entendant des hyènes crier au loin, et les hippopotames grondant à 200 mètres à peine? Bien que le guide nous ait mentionné que la présence d’un feu éloignerait les hippopotames, et que les éléphants ne s’attaquaient pas aux tentes, il nous restait un doute vis-à-vis des buffles dont nous avions vu de nombreuses empreintes quelques dizaines de mètres derrière nos tentes, entre les traces d’éléphants et celle d’antilopes. Notre île, «The Buffalo Island », semblait donc bien porter son nom !
Nous avons tout de même pu trouver le sommeil sans trop de problèmes (allez comprendre), et nous nous sommes réveillés un peu avant 6h, une fois le soleil levé.
Quelle ne fut pas notre déception d’apprendre par le guide que nous avions manqué le retour des éléphants de la veille, au loin sur la droite… Tristes d’avoir sans doute trop bien dormi finalement, nous avons entamé notre déjeuner, le moment du départ approchait… Et c’est alors qu’Amélie les repéra… ces trois superbes éléphants qui avaient décidé de nous offrir un merveilleux spectacle d’au revoir. Quel plaisir de les voir descendre dans le fleuve pour se rafraîchir durant un quart d’heure avant d’entamer la traversée vers l’île aux Buffles. Nous avons pris quelques photos et vidéos de ce merveilleux moment, et une fois les éléphants sur notre île, à quelques centaines de mètres derrières les fourrés, nous avons terminé de ranger pour le retour, en barque à moteur cette fois…

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